| 15. La maladie d'Alzheimer est
comme une inversion du processus de vieillissement… Sans s'arrêter
au sommet de la beauté et de la force, nous sommes cruellement repoussés
dans l'enfance. D'abord disparaissent les souvenirs, ensuite la perception,
les sentiments, le savoir et finalement, au dernier stade, notre langage
et la capacité de nous occuper de nos besoins de base. Tout droit,
nous glissons vers le septième âge de l'homme " sans dents, sans vue,
sans tout ". |
| Texte original allemand : |
| Die Alzheimer-Krankheit ist
wie die Umkehrung des Alterungsprozesses… ohne auf der Höhe von Schönheit
und Stärke Halt zu machen. Grausam werden wir in die Kindheit zurückgestossen.
Zuerst verschwinden die Erinnerungen, dann die Wahrnehmung, Gefühle,
Wissen und schliesslich im letzten Stadium unser Sprechvermögen und
die Fähigkeit, uns um unsere grundlegenden menschlichen Bedürfnisse
zu kümmern. Wir treiben geradewegs in das siebte Alter des Menschen
"ohne Zähne, ohne Sehvermögen, ohne alles". |
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(Louis Blank,
Alzheimer gegen das Vergessen, p.235,
Verlag Bastei-Lübbe 1997)
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| 16. En se concentrant sur des
relations humaines, des émotions, la spiritualité plutôt que sur la
connaissance, nous pouvons découvrir de nouveaux talents. En assignant
à la connaissance une place secondaire, en étant satisfaits de notre
vie dans la voie lente, nous pouvons valoriser ces autres aspects
de notre personnalité. |
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(Christine
Bryden, Diagnosis, Drug and Determination, DASN International,
2001 New Zealand, traduction de l'anglais)
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| 17. Je sais ce qui se passe.
Je vois bien que ma maladie s'aggrave au lieu de s'améliorer. Ce n'est
pas ce que je souhaite, mais les choses sont ainsi. J'évite de m'apitoyer
sur mon sort … |
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(Bill dans
: Lisa Snyder, Vivre avec l'alzheimer, p.66,
Editions Fides, 2001)
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| 18. …je ne m'étonne plus lorsque
les gens décèdent. Ce qui est injuste, ce n'est donc pas la mort ;
c'est de se perdre soi-même alors qu'on vit encore. |
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(Jeanne dans
: Lisa Snyder, Vivre avec l'alzheimer, p.85,
Editions Fides, 2001)
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| 19. Trop tard pour guérir
mais pas trop tard pour devenir un meilleur compagnon pour soi-même
et essayer de soigner ce qui a été négligé,
aller là où l'on a passé à côté,
revoir et réécouter là où l'on n'a rien
vu et rien entendu. |
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(Marcel Brasey
2002)
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20. Ce ne sont pas les capacités que l’on
a perdues qui sont déterminantes, mais ce que nous faisons
avec celles qui nous restent… Finalement, encore et toujours,
tout dépend de nous !
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(Marcel Brasey,
2002)
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| 21. Là où je suis,
je suis mieux que là où je suis vraiment. |
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(Marcel Brasey,
2002)
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| 22. Dieu merci tout passe toujours
bien vite,passe l’amour et passent les regrets. Où sont
les larmes d’hier soir ? Où est la neige qui tombait
l’an dernier ? |
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(Bertold
Brecht, Refrain « Nanna’s Lied »,traduction de
l’allemand)
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