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La
famille, les amis et les autres (page
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15. Et maintenant le voilà dans un établissement
de gériatrie !- Il est en gériatrie ?- L'amour finit un jour ou l'autre.
Cette femme est encore jeune.- Je trouve ça très égoïste de sa part.- Ce
n'est pas du goût de tout le monde de prendre soin d'un homme frappé de
démence.- Mais l'envoyer dans un centre, c'est minable.- Peut-être qu'il
s'y sent bien avec ceux qui sont dans le même cas.
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(Martin Suter,
Small World, p.170,
Editions ChristianBourgois 1998)
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| 16. Je ne suis pas la seule
personne à Orlando à être précocement touchée et à avoir besoin de
m'appuyer sur d'autres. Quelle que soit la tendresse avec laquelle
famille et amis nous aident, nous avons besoin les uns des autres,
nous qui errons dans le même labyrinthe. |
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(Diana Friel
McGowin, Au cœur du Labyrinthe, p.151-152,
Editions Presses de la Cité 1995)
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| 17. Je demande aux membres de
ma famille de ne pas me traiter comme un bébé, de ne pas prétendre
que la maladie n'est pas là. … A mes amis, je dis : " Laissez-moi
en parler de temps à autre. Ecoutez-moi, que je sois triste ou en
colère. " |
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(Jeanne dans
: Lisa Snyder, Vivre avec l'alzheimer, p.104,
Editions Fides, 2001)
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| 18. La tolérance familiale
dépend de la qualité de la relation antérieure
du couple ou de celle des parents/enfants (parent/fille le plus souvent).
Pourtant, ce ne sont pas toujours dans les couples les plus unis que
la tolérance est la meilleure, comme s'il y avait un besoin
de rachat dans les couples ayant connu des difficultés
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(D.Cohen dans
Contact 59, p.10, France Alzheimer 2001)
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| 19. Si je n'avais pas toujours
cette impression d'être mis à l'épreuve par un
entourage impatient que mes absences énervent, si je pouvais
mieux dompter ma propre exigence de moi, alors je trouverais peut-être
le calme pour construire une sorte de radeau avec les débris
du naufrage. |
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(Marcel Brasey
2002)
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| 20. Maladie d’Alzheimer,
maladie avouable ou inavouable ?Mais où se trouve donc la frontière
insaisissable qui dépend à la fois des gens et de notre
propre prise de conscience, cette ligne qui départage la faiblesse
que l’on peut exposer devant tout le monde et celle, confidentielle,
que l'on doit cacher à tout prix ? Comment se confier sans
pour autant gêner par des révélations souvent
ressenties comme des indiscrétions ? |
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(Marcel
Brasey 2002, inspiré par Ronald Harri Wettstein,
« Qui fixera le jour et l’heure » , p.105, Editions
de l'Aire, Vevey , 1996)
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| 21. Le théâtre de la vie se
joue avec une distribution pléthorique. Avec la maladie d'Alzheimer,
la scène s'encombre et la pièce devient toujours plus difficile à
suivre. Dorénavant, je privilégie une vie affective plus simple, plus
économique mais plus intense aussi. Instinctivement, au gré de mes
souvenirs et rencontres, je ne m'attache plus qu'aux choses bien disposées
à mon égard … un peu " comme il me plaira ". |
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(Marcel Brasey
2002)
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| 22. Celui qui regarde d'abord la maladie
d'Alzheimer d'une personne, verra les images dérangeantes qu'il attend.
Celui qui regarde d'abord la personne atteinte d'une maladie d'Alzheimer,
verra des images empreintes d'humanité et de bienveillance qu'il n'attend
pas. Préjugé ou simple différence de perspective? |
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(Marcel Brasey
2002)
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| 23. Il est pratiquement impossible de
parler sereinement avec papa de l'état de maman. Il ne supporte pas
l'idée qu'elle soit malade et, comme toujours, il ne voit rien, n'entend
rien, ne remarque rien. Il veut croire que quelques vitamines et un
peu de repos remettront la vie sur les rails. |
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(Françoise
Laborde, Pourquoi ma mère me rend folle, p.36,
Editions Ramsay, Paris 2002)
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24. Toute sa vie, il a pensé qu'il bénéficierait
d'une retraite paisible, heureuse, où il pourrait enfin se reposer
entièrement sur maman, maîtresse femme tout entière consacrée à son
bien-être…
L'idée que les rôles s'inversent, qu'il ait à prendre en charge maman,
ne l'a jamais effleuré. Le soupçon même d'une telle mutation le terrorise. |
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(Françoise
Laborde, Pourquoi ma mère me rend folle, p.36,
Editions Ramsay, Paris 2002)
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