| 8. … au lieu de m'aider, il
me laisse me débrouiller toute seule dans la maison, soi-disant pour
mon bien, pour que je continue mes activités, parce que ça me stimule…
Tu parles! J'ai l'impression que ça lui permet de passer son temps
à dormir, à faire des mots croisés devant la télé, etc. |
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(Claude Couturier,
Puzzle, Journal d'une Alzheimer, p.101,
Editions Josette Lyon 1999)
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| 9. Des fois la maladie d'Alzheimer
arrange bien du monde: dans le doute c'est forcément moi qui se trompe,
c'est moi qui a fait la bêtise… Allez prouver le contraire quand il
y a du bruit, vous êtes lent, vous avez oublié ce que vous vouliez
dire ou vous ne trouvez pas les mots… Alors, souvent je regarde partir
le train... |
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(Marcel Brasey,
2000)
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| 10. Je n'ai pas eu des enfants
pour les faire souffrir ou leur gâcher la vie avec des problèmes dus
à ma petite personne. Ils n'ont rien demandé, et certainement pas
ça. Ils ont déjà assez de mal à s'en sortir dans cette société de
compétition, sans avoir en plus ce tourment. |
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(Claude Couturier,
Puzzle, Journal d'une Alzheimer, p.107,
Editions Josette Lyon 1999)
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| 11. Qu'est-ce que cela peut
bien me faire d'avoir des absences, puisque je ne me rappelle pas
? Mais mon entourage ne l'accepte pas et je suis confrontée à ses
réactions d'incompréhension : je dois m'expliquer, me justifier, m'excuser
sans arrêt. |
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(Claude Couturier,
Puzzle, Journal d'une Alzheimer, p.109,
Editions Josette Lyon 1999)
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| 12. Mon fils et ma fille savaient
tout dès le début mais ils ont opté pour l'attitude de tout ignorer
et de ne pas en parler; ça passerait… comme un refroidissement. |
| Texte original allemand : |
| Mein Sohn und meine Tochter
hatten von Anfang an alles mitbekommen, aber sie nahmen die Haltung
ein, es einfach zu ignorieren und nicht darüber zu reden ; das würde
schon vorbeigehen, wie eine Erkältung. |
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(Larry Rose,
Ich habe Alzheimer, p.37,
Verlag Herder Freiburg in Breisgau 1997)
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| 13. Plus nos émotions et nos
besoins sont simples et primitifs, comme ceux d'un bébé vis-à-vis
de sa mère, plus ils sont absolus. |
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(John Bayley,
Elégie pour Iris, p.232,
Editions de l'Olivier/Le Seuil 2001)
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| 14. La meilleure aide susceptible
de nous être apportée est une gentillesse et un appui réguliers. Il
ne s'agit pas d'être auprès du malade et de lui dire: "Tout va bien
!", ni de le confirmer dans ses dénégations, ni de le démoraliser
encore plus en insistant sur son déclin. |
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(Diana Friel
McGowin, Au cœur du Labyrinthe, p.187,
Editions Presses de la Cité 1995)
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