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La famille, les amis et les autres (page 2/4)

8. … au lieu de m'aider, il me laisse me débrouiller toute seule dans la maison, soi-disant pour mon bien, pour que je continue mes activités, parce que ça me stimule… Tu parles! J'ai l'impression que ça lui permet de passer son temps à dormir, à faire des mots croisés devant la télé, etc.
(Claude Couturier, Puzzle, Journal d'une Alzheimer, p.101,
Editions Josette Lyon 1999)
 
9. Des fois la maladie d'Alzheimer arrange bien du monde: dans le doute c'est forcément moi qui se trompe, c'est moi qui a fait la bêtise… Allez prouver le contraire quand il y a du bruit, vous êtes lent, vous avez oublié ce que vous vouliez dire ou vous ne trouvez pas les mots… Alors, souvent je regarde partir le train...
(Marcel Brasey, 2000)
 
10. Je n'ai pas eu des enfants pour les faire souffrir ou leur gâcher la vie avec des problèmes dus à ma petite personne. Ils n'ont rien demandé, et certainement pas ça. Ils ont déjà assez de mal à s'en sortir dans cette société de compétition, sans avoir en plus ce tourment.
(Claude Couturier, Puzzle, Journal d'une Alzheimer, p.107,
Editions Josette Lyon 1999)
 
11. Qu'est-ce que cela peut bien me faire d'avoir des absences, puisque je ne me rappelle pas ? Mais mon entourage ne l'accepte pas et je suis confrontée à ses réactions d'incompréhension : je dois m'expliquer, me justifier, m'excuser sans arrêt.
(Claude Couturier, Puzzle, Journal d'une Alzheimer, p.109,
Editions Josette Lyon 1999)
 
12. Mon fils et ma fille savaient tout dès le début mais ils ont opté pour l'attitude de tout ignorer et de ne pas en parler; ça passerait… comme un refroidissement.
Texte original allemand :
Mein Sohn und meine Tochter hatten von Anfang an alles mitbekommen, aber sie nahmen die Haltung ein, es einfach zu ignorieren und nicht darüber zu reden ; das würde schon vorbeigehen, wie eine Erkältung.
(Larry Rose, Ich habe Alzheimer, p.37,
Verlag Herder Freiburg in Breisgau 1997)
 
13. Plus nos émotions et nos besoins sont simples et primitifs, comme ceux d'un bébé vis-à-vis de sa mère, plus ils sont absolus.
(John Bayley, Elégie pour Iris, p.232,
Editions de l'Olivier/Le Seuil 2001)
 
14. La meilleure aide susceptible de nous être apportée est une gentillesse et un appui réguliers. Il ne s'agit pas d'être auprès du malade et de lui dire: "Tout va bien !", ni de le confirmer dans ses dénégations, ni de le démoraliser encore plus en insistant sur son déclin.
(Diana Friel McGowin, Au cœur du Labyrinthe, p.187,
Editions Presses de la Cité 1995)

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