| 16. L'absurdité dans cette maladie
est d'accepter et vivre quotidiennement avec la contre-performance
et l'échec alors que mon éducation, mes études et mes activités professionnelles
m'ont fait tellement aimer la performance et la réussite. |
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(Marcel Brasey,
2001)
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| 17. J'ai l'impression par moments
que mon cerveau doit être un puzzle. Il est souvent dans le désordre
; j'arrive à le reconstituer, mais il me manque quelques pièces. Il
faudrait que j'apprenne à ranger tout ça, il doit bien y avoir des
technique mnémo… |
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(Claude Couturier,
Puzzle, Journal d'une Alzheimer, p.57,
Editions Josette Lyon 1999)
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| 18. Les êtres humains les plus
dignes d'admiration ne sont pas les bien-portants qui détournent honteusement
les yeux mais les malades qui se préparent à leur ultime combat en
osant nommer l'adversaire et le regarder en face. |
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(Diana Friel
McGowin, Au cœur du Labyrinthe, p.V,
Editions Presses de la Cité 1995)
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| 19. Il peut vous arriver de
regarder un bon moment sans rien voir… Pour voir quelque chose, il
faut d'abord pouvoir le reconnaître. Sans mémoire, on ne peut que
regarder. Le monde ne fait que vous traverser sans laisser de traces… |
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(J.Bernlef,
Chimères, p. 64, Editions Calmann-Lévy 1988)
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| 20. C'est peut-être le traitement
qui commence à faire effet puisque je me rends compte de tout ça.
Mais le remède n'est-il pas pire que le mal, dans la mesure où je
sais qu'il n'est que symptomatique et temporaire ? |
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(Claude Couturier,
Puzzle, Journal d'une Alzheimer, p.99,
Editions Josette Lyon 1999)
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| 21. Si les nouvelles technologies
compliquent parfois ma vie avec la maladie d'Alzheimer, elles la facilitent
encore davantage. Je pense à mon ordinateur, à internet et à la télévision
par satellite qui me font voyager, évader et communiquer à mon rythme. |
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(Marcel Brasey,
2001)
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| 22. Je me sens comme un bateau,
dis-je, un voilier en panne dans une accalmie. Soudain, voilà une
saute de vent et je me remets à avancer. Le monde recommence à avoir
prise sur moi et je participe à son mouvement. |
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(J.Bernlef,
Chimères, p. 82, Editions Calmann-Lévy 1988)
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| 23. J'ai remarqué que lorsque
je suis en face de personnes qui ne parlent pas la même langue que
moi, j'arrive à suivre le principal des conversations. Je suis sans
doute plus attentive à leurs regards et à leurs gestes. |
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(Claude Couturier,
Puzzle, Journal d'une Alzheimer, p.112,
Editions Josette Lyon 1999)
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| 24. J'évite le contact avec
les gens dans les lieux publics car mes questions et réponses sont
trop lentes ou je ne trouve pas le mot juste… ou encore je suis en
difficulté à la caisse du magasin ou au guichet.Ah, si seulement j'avais
l'air plus malade, ils comprendraient peut-être… |
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(Marcel Brasey,
2001)
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