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La
cohabitation avec la maladie
Certains patients déclinent plus vite que d'autres, certains
gardent leurs capacités et leur état se stabilise pendant dix ans, avant
de recommencer à se détériorer, ou bien de mourir d'une toute autre cause.
| 1. Dans mon nouveau
monde, petit à petit, tout ce que je ne vois pas, n'existe pas et
tout ce qui n'existe pas peut apparaître... |
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(Marcel Brasey,
2001)
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| 2. Je dois me raccrocher à la
vie de tous les jours. Qui aurait cru que cela deviendrait mon idéal,
le train-train quotidien ! Dans les moments où je n'y arriverai pas,
il me faudra imiter ce train-train. Et si jamais cela ne marche pas
non plus, alors seulement je devrai inventer la vie. |
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(J.Bernlef,
Chimères, p. 89,
Editions Calmann-Lévy 1988)
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| 3. Je pense que chacun fait
face à la maladie d'Alzheimer à sa façon et c'est ce qui nous individualise.
C'est aussi ce qui nous relie les uns aux autres. |
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(Amanda Wootton
dans "dites votre mot",
Site web de la Société Alzheimer du Canada, juillet 2001)
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| 4. Ce sont probablement les
personnes les plus attachées à leur identité qui souffrent le plus
de la maladie d'Alzheimer. |
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(John Bayley,
Elégie pour Iris, p.70,
Editions de l'Olivier/Le Seuil 2001)
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| 5. " Small World ! Comme le
monde est petit ! " |
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(Martin Suter,
Small World, p. 147,
Editions Christian Bourgois 1998)
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| 6. Ma mémoire récente ressemble
à un PC dont la fonction de sauvegarde est en panne. Si on l'arrête,
l'information est perdue définitivement… Alors, il n'y a plus qu'à
recommencer la tâche, relire l'article, revoir la vidéo et me faire
répéter la phrase. |
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(Marcel Brasey,
2000)
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| 7. La maladie d'Alzheimer est
comme une espèce de brouillard insidieux que l'on perçoit à peine
jusqu'au moment où tout, alentour, disparaît. |
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(John Bayley,
Elégie pour Iris, p.211, Editions de l'Olivier/Le Seuil 2001)
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