19. Le médecin : " C'est
une dégénérescence progressive du cerveau qui affecte la mémoire et
la personnalité… il n'y a pas de remède ni de traitement… impossible
de dire avec quelle rapidité le mal progressera… cela change d'un
patient à l'autre… … Certains jours seront meilleurs que d'autres…
Cela ne fera qu'empirer avec le temps… Je suis désolé d'être celui
qui doit vous l'annoncer…
"Je suis désolé… Tout le monde était désolé. |
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(Nicholas Sparks,
Les pages de notre amour, p.171,
Robert Laffont 1997)
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20. Francfort-sur-le-Main, 26
novembre 1901
Le Dr.Alzheimer examine une malade de 51 ans :
« Comment vous appelez-vous ? – Auguste.
Votre nom de famille ? - Auguste.
Comment s’appelle votre mari ? - Auguste, je crois.
Votre mari ? - Ah bon, mon mari…
Êtes-vous mariée ? - À Auguste.
Madame D. ? - Oui, à Auguste D. » |
…………
« Ecrivez : Frau Auguste D. »
Elle écrit « Frau » mais entre temps, a déjà
oublié la suite. |
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(Konrad
et Ulrike Maurer, Alzheimer.Vie d’un médecin.
Histoire d’une maladie, p.13-15, Editions Michalon Paris,
1999)
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| 21. Un diagnostic de la maladie
d’Alzheimer est certainement la dernière chose que vous
avez voulu entendre. Mais la première chose que vous devez
savoir c’est que vous n’êtes pas seul. Il y a beaucoup
d’aide et d’appuis disponibles … |
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(Homepage
Alzheimer’s Association, USA 2002, traduction de l’anglais)
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22. Pour moi le diagnostic signifiait
renoncer à mon travail, mais aussi la possibilité de chercher mes
filles à la sortie de l'école quand il faisait encore jour, plutôt
que de les voir tard le soir après une longue journée de travail…
Pour Betsie Ten Boom dans le camp de concentration de Ravensbruck,
les puces étaient aussi une aubaine car elles tenaient à l'écart les
gardiens… |
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(Christine
Bryden, Diagnosis,Drug and Determination, DASN International 2001
New Zealand, traduction de l'anglais)
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| 23. Quelque temps plus tard et avec beaucoup
d'aide, j'ai accepté ces changements et j'ai fini par me rendre
compte que, malgré le diagnostic, je pouvais continuer de mener
une vie intéressante et satisfaisante, et de faire ma part.
Je me suis de nouveau perçue comme la personne que j'avais
toujours été - j'étais toujours une scientifique
pleine de curiosité, une bonne mère de famille, une
bonne épouse. Mais je devais maintenant composer avec des limites
et des handicaps que nous devions simplement apprendre à contourner. |
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(Marilyn Truscott,
Discours " Living From the Inside Out " 23e congrès
natianal de la Société Alzheimer du Canada, Halifax
2001)
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| 24. Après une série d'examens
et lors du bilan, elle (le médecin) m'a confirmé, je
dirais très "diplomatiquement" que j'étais
atteinte de cette maladie et m'a prescrit un traitement adapté.
Ce fut un choc très important pour notre couple. J'en retiens
quand même que le fait de me l'avoir dit personnellement m'a
sensibilisée sur ce qui m'attendait, fait prendre conscience
aux enfants, à la famille que je peux mener "aujourd'hui"
une vie à peu près normale. |
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(Christiane
Garrigou 2003)
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| 25. Je comprends que je suis atteinte
d'Alzheimer, mais je le sais comme si tous ces renseignements au sujet
des symptômes et du parcours de la maladie ne me concernaient
pas, comme si j'entendais des nouvelles à la télé
au sujet d'un pays que je ne peux même pas situer sur la carte. |
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(Marie-Andrée
Donovan, Mademoiselle Cassie, p.32,
éd. David, Ottawa Canada 2003)
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26.
Sa maladie d'Alzheimer
ça avait un nom, ça avait donc forme, ça
n'était pas qu'en elle, ça n'appartenait pas qu'à
elle, ça n'était pas qu'entre nous, ça ne venait
pas de nous surtout. |
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(Rezvani, L'éclipse,
p.19, éd. Actes Sud France 2003)
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27. Le médecin : « Vous êtes atteint d’une affection dégénérative du cerveau que l’on appelle maladie d’Alzheimer. Assez rare à votre âge. (…) C’est une affection que l’on ne sait pas soigner, que vous dire de plus ? »
Langue de bois du toubib sur le reste ; les conditions de la fin. Tout est possible, tout dépend du bonhomme. Il nous a donné une bibliographie. En sortant, on a plongé dans une librairie médicale où j’ai raflé ce qui existe sur le sujet. Puis nous sommes allés au Flore, boulevard Saint Germain et, dans cette profusion cosmopolite nous avons feuilleté la doc en buvant deux thés au lait. C’est pas brillant. Plus on est jeune, plus c’est expéditif.
À cinquante-quatre ans, je suis un gamin pour ce genre de maladie.
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(Antoine George, J'ai mené toutes vos batailles…, p.203-204,
Mosée Editions 2002)
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