| 5. Longtemps, les médecins nous
ont affirmé que ce n'était pas ça. Que ça se verrait, sinon. Ca laissait
des traces visibles. Et puis, il y a ce dernier scanner…Le résultat,
on nous a dit que ce serait pour un peu plus tard. Ils doivent avoir
décidé d'épargner au maximum l'entourage proche. Les familles. Gagner
du temps. Laisser l'idée faire son chemin… Le lendemain au téléphone,
la psy que tu aimais bien a même attendu que ce soit moi qui prononce
le mot. |
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(Nadine Trintignant,
Ton chapeau au vestiaire, p.55,
Fayard 1997)
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| 6. Enfin ma maladie invisible
recevait un nom … une sorte d'accusé de réception de mes difficultés
des années passées. C'est grave, mais en même temps rassurant… Je
connais maintenant la suite … Pour mieux survivre avec cette maladie,
je compte sur ma propre volonté, la compétence du Centre de jour de
la mémoire, le progrès pharmaceutique et la compréhension de
ma famille. |
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(Marcel Brasey,
1998)
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| 7. En apprenant le diagnostic,
"maladie d'Alzheimer", ma première réaction fut de tirer
tous les volets, de verrouiller les portes et de m'enfermer dans ma
chambre en refusant de répondre au téléphone ou à la sonnette d'entrée…
Je m'attendais à une maladie guérissable, vous comprenez, or la maladie
d'Alzheimer est incurable… |
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(Diana Friel
McGowin, Au cœur du Labyrinthe, p.13,
Editions Presses de la Cité 1995)
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| 8. En effet, quelles que soient
leur tendresse et leur compréhension, ceux qui s'occupent de nous
ne peuvent imaginer notre détresse, tandis que nous nous efforçons
d'accepter le diagnostic. Seule " une personne comme moi " peut vraiment
savoir ce que je ressens, ce que je pense, et pourquoi. |
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(Diana Friel
McGowin, Au cœur du Labyrinthe, p.162,
Editions Presses de la Cité 1995)
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| 9. Au fur et à mesure que les
progrès de la médecine nucléaire ouvrent la porte à de nouvelles possibilités
d'exploration, davantage d'entre nous recevrons un diagnostic précoce…
Plus nous sommes nombreux à sortir du placard, plus la société et
même la communauté médicale s'habitueront à notre " perspicacité "
et à notre volonté de régir notre destin. |
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(Diana Friel
McGowin, Au cœur du Labyrinthe, p.163,
Editions Presses de la Cité 1995)
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| 10. …je ne me sens pas prête
à annoncer à tout le monde que j'ai peut-être cette affection, surtout
dans un petit village comme celui-là. |
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(Claude Couturier,
Puzzle, Journal d'une Alzheimer, p.59,
Editions Josette Lyon 1999)
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| 11. Avant, je n'avais jamais
remarqué à quel point la vie qui m'entoure est belle. Je me demande
bien ce qui m'occupait tant avant l'annonce de ce diagnostic pour
que je rate le vrai parfum des fleurs, la beauté des collines, l'enchantement
du sourire d'un enfant… |
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(Diana Friel
McGowin dans le site web de la Société Alzheimer du Canada,
juillet 2001)
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