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Les
premiers signes…(page 2/3)
| 8. Lentement et cruellement,
je suis devenu conscient des lacunes de mon esprit. Je m'apercevais
que mes capacités mentales diminuaient et que je devais me donner
beaucoup de peine pour surmonter ma peur devant cette perte. Tout
ce qui était important dans ma vie m'échappait peu à peu. |
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(Larry Rose)
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Texte original allemand :
Langsam und schmerzlich wurde ich mir der schwarzen Löcher in meinem
Geist bewusst. Ich merkte, dass meine mentalen Fähigkeiten schrumpften
und ich mir schwere Mühe geben musste, meine Angst vor diesem Verlust
zu überwinden. Alles, was mir im Leben wichtig ist, entgleitet mir
allmählich. |
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(Larry Rose,
Ich habe Alzheimer, p.24,
Verlag Herder Freiburg in Breisgau 1997)
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| 9. Mais les trous de mémoire,
ça arrive. Le trac est un mal répandu chez les acteurs. La première
fois, c'est une scène avec (Claudia) Cardinale. D'un coup, tu t'arrêtes.
Interdit. Muet…Un an après " L'Eté prochain ", durant une scène avec
(Michèle) Morgan, tu paniques… Quand on répète tes scènes entre nous,
on comprend avec Ugo (Tognazzi) que tu ne peux pas mémoriser un texte
et des déplacements dans le même temps. C'est l'un ou l'autre. |
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(Nadine Trintignant,
Ton chapeau au vestiaire, p.16-18,
Editions Fayard 1997)
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| 10. Souvent, un blanc, un vide,
un trou … 30 secondes, 3 minutes ou plus… et le mot qui ne vient pas,
la phrase impossible à retenir, la parole de l'autre mal comprise,
le fil perdu d'une tâche, le marteau introuvable… et je continue de
tourner en rond avec la frustration, la colère et l'envie d'abandonner
au bout. |
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(Marcel Brasey,
1998)
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| 11. L'exemple le plus extraordinaire
rencontré au cours de ma carrière fut celui d'un malade qui, oubliant
d'éteindre la cuisinière à gaz, provoqua un début d'incendie qu'éteignit
l'eau de la baignoire dont il avait oublié de fermer le robinet et
qui inonda la cuisine juste en dessous. |
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(Dr Michael
Mullan dans Diana Friel McGowin,
Au cœur du Labyrinthe, p.178, Editions Presses de la Cité 1995)
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| 12. Il m'arrivait fréquemment
que je ne pusse me rappeler mes numéros de téléphone professionnel
et privé. En plus, je commençais à oublier mon agenda qui était ma
bouée de sauvetage. Alors, il y avait le dernier recours: les pages
jaunes dans les cabines de téléphone publiques… |
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(Marcel Brasey,
1998)
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| 13. Je faisais des erreurs dans
mon travail et, étant de nature perfectionniste, je m'en voulais.
Je n'arrivais plus à me souvenir où étaient rangées les fournitures,
où se trouvaient les autres bureaux. |
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(Diana Friel
McGowin, Au cœur du Labyrinthe, p.48,
Editions Presses de la Cité 1995)
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