| 1. Longtemps personne n'a rien
vu, j'ai tout fait pour dissimuler mes oublis, mes lenteurs et autres
ratés de mémoire. Comment ? En prolongeant les heures de travail autant
que mes capacités de pensée diminuaient… jusqu'à épuisement… jusqu'à
oser parler à mon médecin… jusqu'au premier rendez-vous à la Consultation
Mémoire. |
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(Marcel Brasey,
1998)
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| 2. L'étrangeté de la maladie
d'Alzheimer à son début, tient aussi à son caractère rassurant. |
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(John
Bayley, Elégie pour Iris, p.208,
Editions de l'Olivier/Le Seuil 2001)
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| 3. Je m'égarais souvent mais
c'était la première fois que je n'arrivais pas à sortir d'un petit
parking d'immeuble. Tout se ressemblait. |
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(Diana Friel
McGowin, Au cœur du Labyrinthe, p.59,
Editions Presses de la Cité 1995)
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| 4. A son stade initial, la maladie
d'Alzheimer offre à ceux qui en souffrent des petites compensations
physiques : ils dorment bien, ont une bonne mine et n'attrapent jamais
de rhume. |
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(John Bayley,
Iris Murdoch, le dénouement, p.11,
Editions Bayard 2001)
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| 5. Tu faisais tout pour nous
cacher le flou dans lequel tu te débattais déjà. Tu étais un bon simulateur,
et nous, des égoïstes impénitents…Peut-être as-tu lancé des appels,
que distraits par le cours de nos vies, nous n'avons pas entendus
? |
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(Nadine Trintignant,
Ton chapeau au vestiaire, p.15-16,
Editions Fayard 1997)
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| 6. Au bureau, par crainte de
ne plus retrouver les papiers et documents, je ne range plus rien…
tout doit rester visible… et ça s'embrouille encore davantage. Et
chaque soir, en cachette comme un voleur, le grand déménagement des
dossiers… pour continuer le travail à la maison et rattraper le temps
perdu. |
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(Marcel Brasey,
1998)
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| 7. Je ne laissais personne s'approcher
assez près pour devenir intime. Il ne fallait pas que les autres en
apprennent trop sur moi. En gardant mes distances, je les empêchais
de remarquer mes incapacités grandissantes. |
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(Diana Friel
McGowin, Au cœur du Labyrinthe, p.69,
Editions Presses de la Cité 1995)
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